| Tout le programme 2002 de ThéâtrAlis
Podium PRESENTATION DES SPECTACLES DU FESTIVAL THEATRALIS 2002 Spectacle d’ouverture du vendredi 5 juillet :Hall des Chars, 20 heures. LA NUIT DES ROIS , de Shakespeare par le Théâtre de la Licorne.Durée : 3 heuresGenre : comédie
Orsino aime Olivia, qui aime Césario, qui aime Orsino. Amour non partagé, jalousie, conflit. Quoi encore ? Césario s’appelle en réalité Viola : ce soi-disant jeune homme est une jeune fille ! Déguisements, pièges et tromperies. Quoi encore ? Viola a un frère jumeau, Sébastien qui lui ressemble à s’y méprendre. Et l’on s’y méprendra ! Quiproquos et coups de théâtre. Quoi encore ? En marge du désordre amoureux des maîtres dans l’affolement de leurs cœurs incertains, voici la drôlerie insolente et carnavalesque des serviteurs – bouffons, dupes, vrais parasites et faux puritains - qui nouent et dénouent leurs propres intrigues en plaisantes et un peu méchantes sarabandes. Voilà donc, réunis dans une pièce, quelques uns des plus féconds, des plus puissants schémas dramatiques. Une matière théâtrale d’enfer. Une mécanique diabolique. C’est Shakespeare, diable d’homme et diable d’auteur, qui anime ce jeu captivant de la séduction et de la dérision, qui tire les ficelles de cet imbroglio sentimental et burlesque, qui joue à perdre et à retrouver les pièces de ce redoutable et fascinant puzzle des destinées humaines. Spectacles du festival officiel du samedi 6 juillet :Hall des Chars à 18h30 et 21h. ANTIGONE , de Jean Anouilh par le Petit Théâtre Compagnie.Durée : 1 heure 20Genre : théâtre musical Chacun a sa petite Antigone en soi Vivre, c’est accepter de vieillir, de voir s’effriter une à une ses illusions, ses raisons d’exister. Accepter de devenir un homme, rien qu’un homme. En opposition à cette maturité, constante démission, Antigone, une utopie : mourir pour devenir soi. Pour mettre en scène cet intime et suffocant combat, un groupe d’adolescents. Qui pourrait aborder, avec plus de vérité, plus de force, la révolte d’Antigone ? Théâtre des Lisières à 18h30 et 21h. APRES MOI LE DELUGE , de Cécile Clauss, Eric Combe, Christophe Lebold par la compagnie Les Gens.Durée : 1 heure 15Genre : comédie Stéphane et Nathalie rencontrent Nathan. Seuls le hasard et des événements climatiques étranges peuvent expliquer cette improbable collision entre deux mondes, l’ombre et la lumière. Nathan, homme mystérieux et charismatique, est parti vivre loin de ceux qu’il aimait pour se consacrer à la peinture et la découverte des gens. Stéphane, journaliste parfois génial, mais souvent désinvolte, cherche le scoop qui le fera briller aux yeux du monde et le délivrera d’une menace de licenciement de plus en plus pesante. Nathalie, elle, rêve d’une autre vie. Amoureuse et passionnée, elle cède à son désir de vengeance, plus fort que son amour. Nathan, personnage quasi-mystique, interroge ces deux personnages à la dérive, en quête de sens et d’amour. Sur fond de pluie, de crues et d’inondations et de comédie, la montée des eaux mènera-t-elle à la révélation de soi ou à l’escalade dans la folie ? Spectacles du festival officiel du dimanche 7 juillet :Hall des Chars à 18h30 et 21h. AU BONHEUR DES VIEUX , de Joan Ott et Daniel Siebolt par la compagnie La Dorée.Durée : 1 heure 15 Genre : théâtre musical Sidonie n’accepte pas de vieillir. Armand, quant à lui, ne voit pas là de quoi se morfondre. Cependant, à voir l’amour de sa vie se laisser aller à la plus sombre mélancolie, il désespère. Que pourrait-il bien imaginer pour que sa Sidonie tant aimée retrouve le goût du rire et de la vie ? Soudain, une idée surgit : un coursier. Un jeune et bel inconnu, qui porterait des petits présents à Sidonie, accompagnés de jolies chansons. L’idée peut être bonne, en tout cas, on ne perd rien à essayer… Un peu grinçante peut-être parfois, mais une comédie, parce qu’on y rit. Et musicale, car on y chante. On rira de tous, des deux vieux, du plus jeune, de nous-même. On y rira de tout, parce le rire c’est la vie. Théâtre des Lisières à 18h30 et 21h. BOGUIBO FAIT SON CINEMA , de et par la compagnie du Coin qui tourne.Durée : 1 heure 15Genre : spectacle de marionnettes tout public. Boguïbô s’est entouré d’une vidéaste, de deux musiciens et de deux marionnettistes pour vous faire son cinéma. Sur le grand écran Boguïbô regarde un film, mais pas n’importe lequel : l’histoire d’amour de son actrice préférée et du mystérieux Pedro. Soudain la télévision se brouille et voilà Boguïbô happé par le petit écran. Il tombe et atterrit " de l’autre côté " sur un drôle de plateau. Une table castelet peut devenir un plateau de tournage : Boguïbô fait alors son cinéma, mais la marionnette a son petit caractère et les règles du jeu peuvent changer… Spectacles du festival officiel du mardi 9 juillet :Hall des Chars à 18h30 et 21h. LES NAUFRAGES , de Patrice Lobel par l’atelier théâtre de la MJC Gerstheim.Durée : 1 heure 15Genre : comédie Tout le monde a déjà rêvé de passer des vacances sur une petite île paradisiaque : ciel azur, mer turquoise, sable fin, cocotiers, le cadre idyllique. Maintenant fermez les yeux, imaginez que vous êtes sur cette île … mais naufragé. Pour une raison inconnue, le bateau sur lequel vous passiez vos vacances de rêves a coulé, vous savez que personne ne pourra vous secourir. Maintenant imaginez le pire… vous n’êtes pas seul sur ce petit bout de terre. D’autres personnes sont naufragées, avec vous, des personnes que vous ne connaissez pas forcément, des personnes que vous n’aimez pas forcément, des personnes que vous allez devoir supporter pour le meilleur et le pire. Et pour terminer, dites-vous que vous n’êtes pas là par hasard, quelqu’un vous manipule pour réaliser des expériences scientifiques sur la destinée humaine… Théâtre des Lisières à 18h30 et 21h. ON DEMENAGE FEYDEAU , de Georges Feydeau par Le Théâtre à Mi Mots.Durée : 1 heure 15Genre : comédie Une vision débridée et loufoque de la vie de couple. La trame se noue dans la pièce de Feydeau : "Léonie est en avance" : La jeune femme est sur le point d'accoucher. Son mari, sa mère, son père et la sage femme accourent... Frustrations, quiproquos, disputes, règlements de compte, c’est un constat très féroce du couple et de la famille, qui nous est proposé. Un texte de Feydeau, loin des clichés qui d'habitude entourent Feydeau. De temps en temps, le propos est soutenu par des " images " -empruntées à Dario Fo et Franca Rame, JM Ribes, Bourdet - qui mettent en éclairage les thèmes abordés : la difficulté de communiquer, l'intimité des couples, le ridicule des situations et donnent lieu à des échanges à la fois drôles et grinçants : La " Comédie " du monde pour masquer les tragédies intimes ? Dans une mise en scène très remuante, les comédiens abordent la relation" physique " à la douleur, aux contrariétés qu'engendrent les manques, d'où l'originalité et les multiples décalages. Rien ne nous sera épargné... et surtout pas le rire. Spectacles du festival officiel du mercredi 10 juillet :Hall des Chars à 18h30 et 21h. COMMENT S’EN SERVIR , de Serge Gribus, par Synesthésie.Durée : 1 heure 15Genre : comédie " J’ai pas peur du sida, j’ai peur de l’amour. Dire à une fille qu’on l’aime, ça me fout les chocottes ! ". Hugo, un adolescent, exprime son désarroi face à ses angoisses existentielles. Comment devenir adulte et découvrir l’amour ? Entre l’autoritarisme des parents, le laxisme des professeurs et le cynisme des camarades, comment trouver sa voie quand on est adolescent . Entre rêve, fiction et réalité, une comédie décapante ! Un voyage initiatique, une recherche de l’identité, une quête de l’amour !!!…. Théâtre des Lisières à 18h30 et 21h. LA MICHELINE , de Francis Raveau par l’ARTUS.Durée : 1 heureGenre : comédie " Vous vous êtes déjà interrogés sur la magie de théâtre ? …On patiente dans une grande salle… et puis tout à coup… un monde de lumière, de mouvement, de vie éternelle ! " apparaît sous vos " yeux ébaubis " . Mais La micheline ne s’arrêtera pas là, puisqu’elle amène chacun d’entre nous à se demander si la vie n’est pas un grand bal masqué, un grand théâtre où chacun jouerait, chaque jour, son histoire. En effet, " ne sommes-nous pas tous les personnages d’une pièce qui nous échappe ? " Fiction et réalité se mêlent et s’entremêlent. La réalité ne s’arrête plus là où commence la fiction : le spectateur devient un acteur de la pièce à laquelle il assiste. Il s’agit d’une comédie, à la fois drôle et grave. Elle raconte les trois temps d’une histoire d’amour malheureux : la rencontre, la vie à deux, la rupture. C’est également la chronique d’un groupe d’amis, qui malgré les différences et les différends, parviennent à réaliser quelque chose ensemble, une illustration de quelques amitiés particulières et enfin une enquête quasi-policière menée par un Sherlock Holmes en jupon. La micheline, un train en fer blanc, n’est qu’un tout petit rouage de cette machine, mais son existence imaginaire est indispensable à l’histoire contée. Spectacles du festival officiel du jeudi 11 juillet :Hall des Chars à 18h30 et 21h. DEALERIES , un montage de textes de Bernard Marie Koltès, Delisle de la Drevetière, Karl Valentin, Christian Rullier, Isabelle Hubert, Yves Reynaud, Matéi Visniec, J. Michel Ribes, Patrice Leconte, Xavier Durringer.Par l’Atelier Kafteur. Durée : 1 heureGenre : comédie LE DEALER :"Si vous marchez dehors, à cette heure et en ce lieu, c'est que vous désirez quelque chose que vous n'avez pas, et cette chose, moi, je peux vous la fournir ; car si je suis à cette place depuis plus longtemps que vous et pour plus longtemps que vous, et que même cette heure qui est celle des rapports sauvages entre les hommes et les animaux ne m'en chasse pas, c'est que j'ai ce qu'il faut pour satisfaire le désir qui passe devant moi..."( Dans la Solitude des Champs de coton, B.M. Koltès.) Ballade théâtrale et musicale sur les chemins du désir, ce spectacle d'atelier se propose de montrer du doigt, avec humour et humilité, les concessions, les chantages , les commerces, les deals de toutes sortes dont nous sommes chaque jour les victimes -ou les instigateurs- dans nos métiers, dans nos familles, dans nos amitiés ou nos amours... Théâtre des Lisières à 18h30 et 21h. PAROLES DE FEMMES , de Dario Fo et Franca Rame par les Comédiens du Rhin.Durée : 1 heure 15Genre : satire sociologique A travers ces quatre récits de femmes, le spectateur voyage dans le monde étrange d’une jeune fille en quête de liberté, dans le quotidien d’une femme dépassée par toutes ses responsabilités, dans une prison où une détenue témoigne de ses souffrances et dans les méandres d’une scène de ménage. Ce montage de textes tirés de " Récits de femmes et autres histoires " nous entraîne dans un univers cru, inquiétant, grotesque, délirant. A la lisière de la folie, sur la corde raide des émotions, une seule voix plus fragile, de par sa solitude, une seule voix, la voix d’une femme. Spectacles du festival officiel du vendredi 12 juillet :Hall des Chars à 18h30 et 21h. TROIS FOIS TROIS VOEUX , de Jacques Jouet par le Théâtre de la Lunette.Durée : 1 heure 15Genre : conte féerique et philosophique en trois tableaux. Sous les apparences d’une fable drôle et presque naïve, Jacques Jouet nous propose une vision ontologique décapante qui s’adresse à tous les publics. Et si Dieu décidait de venir, sous divers avatars, mettre un peu d’agitation dans son monde… Si, empruntant le schéma rassurant du conte de fées, il mettait à l’épreuve ses créatures en leur offrant une nouvelle chance… Celles-ci sauraient-elles la saisir ? Pour sa part, Dieu paraît bien pessimiste : " Ce qu’il leur faut, de temps en temps, à mes créatures, c’est une petite loterie. Qu’ils aient l’impression qu’une faveur leur pend au nez, avec un peu de chance… Liberté, égalité, coup de chance ! Liberté, égalité, coup de pot ! De toute façon, pour ce qu’ils en font de leur chance… ! Ils reviennent toujours à la case départ, ces abrutis… ". Théâtre des Lisières à 18h30 et 21h. POUBLASTIC , de et par Trois Fois Rien Théâtre.Durée : 45 minutesGenre : spectacles de marionnettes, tout public Félix, le héros de cette histoire, se réveille pour aller à l’école. Son père lui fait quelques recommandations avant qu’il ne parte … suivre son petit déjeuner ! Durant cette aventure initiatique, Félix apprendra à ses dépens que le monde n’est pas manichéen et qu’il faut se méfier des préjugés. Félix va aller à la rencontre des objets qui constituent une flore et une faune dont il faut s’occuper après usage sinon ils nous submergent. Cette pièce est une métaphore du déchet sublimé par le jeu des acteurs et des marionnettes à manipulation directe, assemblées avec trois fois rien, des objets communs, des emballages ménagers et des matériaux usés.
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